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Mercredi 15 juin 2005
Hier, on a fêté l'anniversaire de mon petit-neveu Charles-Henri. Il a eu 7 ans. Je n'ai pas trouvé d'excuses cette année pour y échapper, ma nièce m'ayant prévenue 1 an à l'avance pour que je réserve ce jour honni. Finalement, je ne regrette pas d'y être allée, car j'ai beaucoup ri.

Au début, ce n'était pas très drôle. Une pléthore de moutards retors poussant des cris hystériques s'ébattaient dans le salon tout en se baffrant de sucreries en tous genres, sponsorisées par l'Association des Chirurgiens-Dentistes. Quand j'ai entendu la sonnette d'entrée, ma nièce étant occupée à soigner un des gniards qui s'était pris une boule dans l'oeil (je suis très douée à la sarbacane), j'en ai profité pour m'éclipser discrètement.

C'était le plombier. Un homme bourru et moustachu. Je lui indiquai la salle d'eau au premier étage.

Quelques minutes après, il redescendit les escaliers, l'air affolé, et me dit avec un accent lusophone fort prononcé :
"Il y a un homme qui dort dans la challe de bains !"
J'imaginais très bien mon frère, un homme âgé et très corpulent, vautré sur le lit d'appoint. Il ronfle si fort qu'on lui demande de dormir dans la salle de bains. Je rassurais le pauvre ouvrier, lui certifiant qu'il ne réveillerait pas mon frère et qu'il pouvait continuer son travail.

Un peu plus tard, alors que le plombier s'affairait sous l'évier de la cuisine, mon neveu Jean-Thierry, 35 ans, débarqua en courant, totalement hystérique, torse nu et le cheveu en bataille, et hurla :
"Mais qui est le con qui a coupé l'eau ?!!! Je peux plus remplir mon pistolet à eau !!!"

En effet, les enfants et Jean-Thierry se livraient à ce moment-là à une jubilatoire bataille, munis de diverses kalashnikov à eau. C'est devant l'air hagard et effaré du plombier que j'ai commencé à trouver ça drôle. Jean-Thierry était tellement énervé qu'il ne remarqua même pas la toison pectorale pourtant très fournie de notre ami M. Da Silva.

Dix minutes plus tard, l'eau ayant été rétablie, ce fut l'hallali. Dans la cave, planqués derrière l'établi, Jean-Thierry et moi arrosions copieusement le plombier en ricanant comme des benêts.

M. Da Silva a récupéré ses outils disséminés un peu partout dans la maison par les enfants et n'est plus jamais revenu. Il a juste dit en partant :
"Ch'est oune maichon dé malades !"
Par Augusta - Publié dans : Humeurs
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Vendredi 10 juin 2005
Hier soir, je déprimais, suite à l'annonce du renvoi d'Elisabeth du blog des Analectes... Mon neveu Jean-Thierry m'a alors proposé de l'accompagner à une de ses soirées fort divertissantes (il appelle ça des soirées gaies, ou gay, je ne sais plus... moi et l'anglais...) avec une floppée de ses amis poilus.

Ce ne fut pas facile de rentrer dans le bar, mais Jean-Thierry a réussi en disant au videur retors (un magnifique spécimen testostéroné noir aux muscles protubérants qui plairait beaucoup à Elisabeth), que j'étais une drag-queen. Je n'ai pas compris ce que c'était, mais le videur nous a laissés passer en ricanant. Il faudra que je me renseigne quand même...

La musique (si on peut appeler ça de la musique) était assourdissante. Heureusement je n'avais pas mon sonotone. Le problème, c'est que du coup je n'ai rien suivi de la conversation des amis de Jean-Thierry. J'opinais de temps en temps, histoire qu'ils ne croient pas que j'étais déjà bonne à empailler. Pour me détendre, mon neveu m'a commandé un cocktail (ça s'appelait le TTBM, mais Jean-Thierry n'a pas voulu me dire ce que cela signifiait...) dans lequel il a glissé un cachet d'aspirine, car une légère céphalée s'était emparée de moi. Je me suis sentie tout à coup très très bien, m'esclaffant même chaque fois que mon voisin faisait un bruit obscène avec sa bouche en soufflant dans son verre avec sa paille. J'avais très chaud, je me suis mise à danser la gigue sur la table et quand des envies irrépressibles d'embrasser le videur me submergèrent, je décidais de rentrer.

Arrivée chez moi, et totalement euphorique, je me suis lancée dans un nouveau canevas que j'ai achevé dans la nuit. J'ai voulu représenter le videur. En me réveillant ce matin, j'ai compris pourquoi l'aspirine de Jean-Thierry m'avait paru suspecte.

Par Augusta - Publié dans : Humeurs
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Jeudi 2 juin 2005
Le "non" est passé.

Je me suis planquée, dès les résultats annoncés, dans mon bunker que je me suis fait construire après l'explosion de Tchernobyl. On n'est jamais trop prudente avec la déliquescence de l'ex-URSS. Pour peu que le technicien responsable, qui n'a pas reçu son salaire depuis 6 mois, se mette à noyer sa frustration dans une cuve de vodka...

Et puis j'ai eu des doutes quand le gouvernement nous a assurés que les radiations s'étaient arrêtées à la frontière française. Elles ne devaient pas être en règle dans leurs papiers. Déjà à l'époque, c'était difficile pour les immigrés clandestins. Mais je digresse.

Je disais donc que je m'étais réfugiée dans mon bunker après les résultats du référendum. Eh ben rien. Pas d'Apocalypse, pas même une toute petite comète de rien du tout, pas même un petit orage réprobateur. Rien.
Comme quoi, Dieu n'est pas rancunier.

Le seul changement visible a été le remplacement du goguenard poitevin Raffarin par le sémillant Dominique de Villepin. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve que c'est un homme charmant. J'ai tout de suite été séduite par sa particule. Et quelle prestance ! Le brushing toujours impeccable, le sourire charmeur, une stature virile et confiante. Cet homme inspire le respect et l'admiration. Pas comme cette fouine naine de Sarkozy. Pas étonnant que sa femme l'ait quitté. En tous cas, ma nièce aurait dû épouser un de Villepin, ça aurait remis de l'ordre dans la famille.
Et puis, avec Dominique, les radiations ne sont pas prêtes de passer.
Par Augusta - Publié dans : Humeurs
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Dimanche 29 mai 2005
Ce dimanche 29 mai est un jour particulier. En effet, à moins que vous ayez été enlevés par des extra-terrestres ou que vous soyez partis en retraite dans un monastère tibétain depuis 1 an, vous n'êtes pas sans savoir que c'est le jour fatidique du référendum raffarinesque. C'est aussi le seul jour de l'année où vous pourrez placer opportunément le mot "anti-constitutionnellement" dans une phrase et avoir l'air intelligent (ou en mot compte triple au Scrabble, mais c'est plus dur, sauf si vous trichez et que vous avez mis des lettres supplémentaires dans votre manche).

C'est un jour fatidique, disais-je. D'aucuns nous annoncent ainsi l'apocalypse en cas de non majoritaire. Allons bon.
Dieu votera "oui". C'est Marie-Chantal de la Villardière qui me l'a dit ce matin pendant la messe à St-Nicolas-du-Chardonnet. Elle est très au courant des pensées politiques divines, d'ailleurs à chaque élection ou référendum, elle a des stygmates.

Mon courant politique m'encourage à voter oui, mais je me tate encore. C'est l'article sur le "droit à la vie" qui me dérange. Je suis pour l'avortement, car l'idée d'une prolifération de clones retors de Charles-Henri (mon petit-neveu) me donne des boutons et des ulcères à l'estomac. C'est très mauvais à mon âge.

En réalité, ce 29 mai est un jour fatidique, mais pas à cause du référendum. C'est aussi la fête des mères. Heureusement, je n'ai pas d'enfants et ma mère est décédée. J'évite ainsi le douloureux calvaire de la distribution systématique de colliers en perles de nouilles et de cendriers en terre cuite, voire en pâte à modeler (merci M. Fillon pour les restrictions du budget de l'Education nationale !).

Tous les ans, des milliers de mères doivent subir cette épouvantable tradition pétainiste et affronter un cruel dilemme : comment jeter discrètement à la poubelle tous ces affreux cadeaux pour ne pas blesser la progéniture conditionnée insidieusement dès le plus jeune âge à honorer cette fête qui ne réjouit que les commerçants ?

Déjà il faut prendre le mal à la racine et remplacer les options "poterie" et "macramé" du concours de Professeur des écoles à l'IUFM par des options "canevas" ou "femme de ménage". Une mère serait davantage ravie par un magnifique canevas ou une femme de ménage qui la soulagerait de ces tâches ingrates quotidiennes. Que voulez-vous qu'elle fasse d'un collier de nouilles ?

Pour se débarrasser des infâmes objets :
- récupérez tous les colliers de nouilles, et faites des nouilles à la sauce tomate tout en sermonnant votre enfant : "C'est mal de jouer avec la nourriture !"
- utilisez les cendriers en terre cuite comme armes lors d'une scène de ménage ("Désolée, Charles-Henri, je n'avais que ça sous la main, j'ai déjà utilisé le rouleau à pâtisserie la semaine dernière et il est cassé.")
- faites une bonne action et donnez-les à Emmaüs (fuyez avant que l'employé ne découvre ce qu'il y a dans votre sac).
- faites une bonne action et envoyez-les pour les victimes du tsunami ou les petits Ethiopiens, ça les changera du riz.

C'est décidé, je voterai "non" à la fête des mères.
Par Augusta - Publié dans : Humeurs
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Vendredi 27 mai 2005
Le prince Edward est une teigne. Et il n'aime pas son neveu, le prince William, la nouvelle idôle des jeunes filles en fleurs prépubères britanniques. C'est peut-être pour cette raison qu'il m'est sympathique.

Vous le savez certainement si vous lisez attentivement mon blog (je vous préviens, j'ai les adresses IP de ceux qui n'ont pas lu ma présentation...), je viens d'une famille d'aristocrates belges, et je suis fort attachée à l'image que présentent les familles royales qui ont survécu à 1789. Bien heureusement, les Windsor n'étaient pas Français.

Edward, dans ses moments perdus, aime tourner des documentaires avec la caméra numérique que lui a acheté sa reine de mère à Noël. C'était ça ou un maillet de polo. Après mûre réflexion et après avoir considéré ses 254 maillets de polo amoureusement conservés dans une des pièces de Buckingham, il a opté pour la caméra. De toutes façons, Edward n'aime pas le polo, car il déteste sentir le cheval quand il va à une réception organisée par l'ambassadeur. Ca fait mauvais effet.

En fait le prince Edward est fou de jalousie, car il sait qu'il ne pourra jamais régner. C'est le prince Charles, l'homme dont les oreilles décollées lui permettent de freiner son cheval plus rapidement (effet dit du parachute arrière), qui est censé succéder à cette niaise d'Elisabeth (pas toi Elisabeth, l'autre). Et si ce n'est lui, ce sera son playboy de fils, le dégénéré William. Quelle déchéance. Il me fait penser au Comte de Lapanouse. Alors le prince Edward, qui est un homme intègre, a décidé de révéler la vérité.




William est un homme prétentieux. Il était en train de donner la taille d'une de ses parties anatomiques à ses petits camarades de rugby.


William est égoïste. Lors d'une visite au zoo de Thoiry, alors qu'il portait de manière fort opportune un petit orphelin sur ses épaules au-dessus de la fosse des tigres, il n'a pas pensé à nourrir les félins.





William est une poule mouillée. Vous le voyez ici en train d'écraser une malheureuse araignée.

William est désordonné. Il ne range pas sa chambre.







William a de grandes dents, tare typique des Windsor, ce qui prouve qu'il n'est pas le fils de Dodi Al Fayed. Quand il s'ennuie, il taille des pieux avec, qu'il revend aux castors fatigués.



William est alcoolique. Vous le voyez ici à la sortie d'une boîte de nuit.

Par Augusta - Publié dans : Humeurs
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